mardi 18 novembre 2008

une journée à Washington

Samedi dernier donc, 6h du matin, le bus du campus repart à nouveau, cette fois pour Washington, et bien sûr je suis dedans avec une bonne partie de la clique des étudiants internationaux dedans. La plupart d'entre nous ayant passé la veille au bar de Mansfield et même fait la fermeture (pour une fois je n'en faisais pas partie héhé), tout le monde a ronflé allègrement pendant les 5h30 de trajet jusqu'à Washington DC.


11h30, nous sortons du bus (presque) tous frais, et surtout très excités. Nous sommes déposés dans le parc de Washington où se trouvent divers monuments. Immédiatement, je m'attends à quelque chose d'aussi gigantesque que New York, et je suis surprise en sortant du bus : c'est vert, vivant, assez calme, les gens ne courent pas partout en me bousculant, pas de hauts grattes ciels qui mécrasent et l'espace est assez ouvert. J'ai beaucoup apprécié la ville, qui me paraît plus culturelle que New York, il y a un musée tous les 100mètres (à NY c'est un magasin tous les 3mètres, à la fois en longueur et en hauteur...), en même temps, Washington est la capitale politique du pays.


Nous avons fait différents monuments : Lincoln monument (Lincoln est célèbre pour avoir mené la guerre civile à sa fin, abolit l'esclavage, instauré l'unité du pays), le Vietnam war Monument que j'ai trouvé assez émouvant, les gens y étaient très silencieux, certains avaient des papiers et crayons pour retrouver les noms de certaines personnes de leur famille, il y avaient des roses rouges en dessous des noms gravés sur la pierre, je n'ai pas pris de photos à l'intérieur.





Voici pour le Lincoln Monument.



En dessous, ce sont les photos prises à l'extérieur du Vietnam War Monument : le drapeau américain et le drapeau du Vietnam, et puis les statues de la guerre du Vietnam.




Nous avons aussi vu le monument de la seconde guerre mondiale, quelque chose de très joli, ce qui était dommage c'était parfois les grandes phrases clichées du genre "le prix de la liberté" à côté du nombre de morts, ce qui est très américain j'ai l'impression. Peut-être que quelque chose de plus sobre aurait été plus émouvant !



Voici le monument dédié à la seconde guerre mondiale donc :






Ensuite nous avons vu l'obélisque, appelé monument Washington.



J'ai pris cette photo en fin d'après midi, après l'orage.





Puis la maison blanche avec le côté le moins connu : l'arrière, et puis l'avant, beaucoup plus réputé, c'est celui qu'on voit toujours à la télé !










Et enfin, le capitole, qui est le siège du Congrès (le Parlement) américain. Avec la place de la fontaine juste devant.










Ah, oui, nous avons aussi passé une bonne demie heure dans le parc à apprivoiser un écureuil trop trop mignon qui faisait les poubelles. Les écureuils, ici, dans les lieux publics sont quasiment domestiques, un peu comme les pigeons pour nous à Paris !! Enfin bref, je n'ai pas réussi à le caresser, mais il est quand même venu prendre des crackers dans nos mains, c'était vraiment trognon. Quelques photos de cet épisode mémorable :


Je voulais le ramener dans mon dortoir à mansfield comme animal de compagnie, mais mes amis ont fait bloc pour refuser de l'embarquer dans le bus au retour !!

dimanche 16 novembre 2008

curiosités encore et toujours

Je suis donc aux Etats-unis depuis maintenant 3 mois et demi et j'ai du m'habituer à un bon nombre de choses. Mais il y a encore des éléments qui me sautent aux yeux de temps en temps et qui me rappellent que je ne suis pas dans mon pays adoré.

La première chose, que j'avais déjà remarqué en début d'année, mais qui continue à me surprendre, c'est l'absence de séparation entre sphère privée et sphère publique ici, et en fait l'inexistence totale de ces deux notions. La spère privée, pour des américains ne recouvre que leur vie intime (au sens de vie sexuelle). D'ou des grands déballages de vie personnelle (et non intime !!), qui en France n'auraient pas lieu d'être, en cours par exemple.

Petit épisode l'autre jour en cours de littérature, arrive le grand moment fatidique dans le livre : l'héroïne décide d'avoir une liaison extra-conjugale, et la chose est décrite de manière heu assez détaillée, mais sans être non plus complètement indécente. La prof a mis le sujet sur le tapis parce que c'était quand même la moitié de la nouvelle, tenez vous bien, grand silence, sourires génés, ratatinements sur les chaises ! Là ou en France on y va gaiement dans l'analyse avec des blagues gaillardes et des découvertes de symboles phalliques partout, ici, rien, le grand vide, le tabou !! C'est un peu dans ces moments là que j'ai envie de leur dire lâchez vous !!! C'est vie privée, mais alors privé on n'en parle pas !

Par contre, si la prof pose une question, nouvel exemple, "qu'est ce qu'un rituel ?", là c'est le grand déballage de vie personnelle, et moi je m'arrache les cheveux devant des réponses a-théoriques (comprendre : réponses de maternelle) c'est du genre, "eh bien par exemple un rituel c'est quand ma maman elle fait de la dinde pour Thanksgiving", ou encore "un rituel c'est par exemple quand on ouvre les cadeaux de noel tous le même jour dans ma famille et c'est le matin de noël et non la veille "et le pire entendu ce jour là :" eh bien mon rituel le matin, c'est d'enfiler ma chausette droite avant la gauche sinon je vais avoir une mauvaise journée".
Je regarde la prof, elle sourit et encourage les élèves à parler, et moi je pleure de rire en me disant que tout ça c'est très touchant (et un peu niais) mais que ça fait pas vraiment avancer le schmilblick, parce qu'on n'a toujours pas de réponse concrète et générale sur ce qu'est un rituel.

Enfin bref, si l'un de mes camarades de TD osait sortir une réponse pareille à Science Po, il se mangerait un "mais on s'en fouuuuuuuuuuut" de la part de sa classe, ajouté à un pompeux "un exemple n'est ni une explication ni une théorie, peut-être pourriez vous passer à un degré supérieur de généralisation" de la part du prof, ditd'un ton un peu dédaigneux.

Il semble que ce genre de chose soit assez courant aux USA, parce que j'ai demandé à mes amies américaines, qui ne voyaient pas où était le problème de déballer sa vie personnelle en cours. Et d'après ce que Marion me dit, c'est aussi un fait commun avec le Canada. Elle aurait eu droit à un cours "sur la guerre" cauchemardesque, où le prof a voulu expliquer que chacun avait une conception et une approche différente du phénomène (jusque là, rien de nouveau sous le soleil), et pour illustrer celà, il a fait passer son micro dans l'amphi (soit 250 personnes) pour que les gens disent quelle était leur expérience de la guerre. Je vous laisse imaginer la crise de nerf en écoutant pendant une heure et demie de cours des trucs du genre : "eh bien moi mon grand père il est mort à la guerre", ou encore "moi je pense que la guerre c'est mal parce que ya des gens qui meurent", il paraît que ça faisait très thérapie de groupe. Une fois de plus, tout ça c'est très triste, et c'est peut-être cynique mais ça fait pas avancer le schmilblick !! J'aurai tellement voulu assister à ça( en fait peut-être pas) !!




Autre chose terrible, l'absence de séparation entre l'Etat et la religion, et les cours et la religion. Moi ça ne me pose pas de problème tant qu'on ne mèle pas Jésus à la politique parce qu'il n'a rien à y faire !! Mais la religion fait partie du grand débalage de leur vie privée (vie sexuelle toujours non incluse) et justement, il y a une semaine, Jésus est arrivé en cours de politique américaine ...
Jeeezzzeus the return.
Je ne me rappelle plus très bien de quoi c'est parti (vendredi, 2h, dernier cours de la semaine...), sûrement du fait que les protestants très pratiquants ont tendance à voter Républicain, et les catholiques plutôt Democrate.
Selon le professeur, ce serait parce que les catholiques ont la notion de charité chrétienne (j'ai failli demander si les protestants aux usa ne l'avaient pas, parce qu'en France je n'ai jamais entendu de différence à ce niveau là) et donc ils veulent aider les pauvres. Et puis ça viendrait aussi de Jésus !!

Là je dresse l'oreille, je sens l'anecdote (ou la bétise c'est à voir) arriver à 900 à l'heure !! petit frétillement sur ma chaise et tout. En fait, ça viendrait de Jésus parce qu"il serait sur l'axe politique plus à gauche qu'à droite. Je commence à me demander si les protestants et les catholiques, à défaut d'avoir la même bible, n'auraient pas le même Jésus, et si Jésus serait différemment décrit dans la bible !!! Ariane ne m'a jamais parlé de ça, grande confusion, et soudain, je comprends : c'est encore un truc culturel que je peux pas comprendre !!!

Suit un débat politique passionné dans la classe pour placer Jésus sur l'axe politique, le prof dessine un axe tout excité, les élèves crient la position de Jésus sur l'axe, je les ai jamais vu autant participer. Je regarde le prof d'un air desespéré, il est pourtant pas mauvais du tout ce prof ,j'en conclue que ce doit être un truc culturel: Jésus pimente le cours, merci mon dieu qu'est-ce qu'on s'enquiquinait avant avec les théories politiques rationnelles !! Résultat des courses quand même : Jésus est marxiste !!!! Sisi je vous assure. Il faut ab-so-lu-ment que je raconte ça à papi.
Enfin voilà ce qui se passe quand Jésus arrive en politique, la classe participe le rouge au joues, mais alors l'argument politique ne suit pas tellement : Les catholiques aux USA votent Démocrate parce que Jésus est Marxiste, et les protestants votent Républicains (POINT). Ennnnfin, il a bon dos Jésus.

J'ai quand même essayé de comprendre parce que ça m'a turlupiné pendant une semaine, donc j'ai demandé à une de mes amies américaine de m'expliquer ce petit point de différence sur Jésus entre Protestants et catholiques.
Aux Etats-Unis, les catholiques suivent beaucoup plus l'aspect charité prôné par Jésus que les protestants qui ont plus l'idée que la richesse est un signe d'election par Dieu (conséquence : les pauvres l'ont bien mérités hahaha), bon c'est pas aussi tranché que ça mais c'est l'idée générale. C'est pas Jésus en lui même, c'est l'interprétation qui change. Rien à voir avec la différence entre les cathos et les protestants en France !!

samedi 8 novembre 2008

HALLOWEEN

Grande tradition anglo saxonne le week-end dernier : Halloween.
C'est une pratique qui visait à l'origine à fêter les morts en se déguisant en quelque chose d'effrayant et ça s'est transformée au cours des siècles en quelque chose de heu ... très marrant !!

Bien sûr, Virginie et moi, avons trainé des pieds pour nous déguiser, en bonnes françaises, grommelant toute la semaine que c'était quelque chose pour les enfants.

Finalement, on a décidé que c'était une occasion parmi tant d'autres de bien s'amuser et surtout d'avoir l'air bien ridicule en toute confiance (qui irra raconter à mes amis et à ma famille à quoi j'ai ressemblé ??!!)

Bien sûr, on a fait bouillir les américaines et les autres étudiants internationaux jusqu'à la fin, ralant qu'il était hors de question pour nous de porter des costumes. Mais le vendredi soir (j'essaie de maintenir le suspense), juste avant le week-end, moi et Virginie avons filé en douce chez Wall Mart (notre sacro-saint magasin...surtout le seul dans le coin!!).

Bien sûr, nous nous y étions pris trop tard, et il ne restait que les costumes dont les tailles ne correspondaient à personne, ou que personne ne voulait porter (trop nul ou trop osé !!!)
Du coup, avec Virginie, on s'est regardé avec un bon gros sourire aux lèvres, et on a décidé que quitte à ne faire ça qu'une fois dans sa vie, on allait au moins prendre le costume le plus ridicule du magasin.

Elle a dégoté un costume d'égyptienne à moitié transparent façon Cléopâtre, et moi j'ai flashé (ou pas !) sur un affreux costume moitié plastique censé représenter la méchante reine des coeurs dans Alice aux Pays des Merveilles. Je vous raconte pas mon costume, une espèce de mini jupe noire brillante avec un haut noir et blanc avec un gros coeur, une couronne de toutes les couleurs, et le must du must, c'était une baguette magique avec un gros coeur au bout.

Le fou rire quand on a essayé ça dans la salle de bain à deux heures du matin en douce hahaha, la robe de Virginie était trop serrée et remontait quand elle marchait, et la mienne était franchement trop courte, je laisserai maman faire le commentaire en voyant la photo (je me demande toujours si je vais la mettre sur le blog)

Le samedi soir, ni une ni deux, nous laissons les autres partir à la fête déguisés qui se déroulait chez la présidente. Il y avait déjà eu une soirée deux jour plus tôt, déguisée, que j'avais ratée mais où mes deux amies américaines avaient essayé de gagner le prix du meilleur costume : déguisées en cannettes de bierre :





Alors ça, c'est mes amies-bierres avant le maquillage. Kirsty, au milieu est déguisée en pirate.


Voici ce que le maquillage donnait. Donc elles sont parties toutes les trois essayer de gagner le prix. Seulement, mes chères amies avaient oublié qu'on était sur un "dry" campus, ce qui signifie que tout alcool est prohibé sur le campus de Mansfield. Vous pensez bien que l'organisation étudiante n'allait pas leur donner le premier prix pour s'être déguisé en bierres hahaha, c'est pas un déguisement assez "moral" ici !!!

Bon elles se sont assez bien rattrappées puisqu'elles ont gagné le deuxième prix au bar du coin le lendemain, forcément, l'environnement était plus approprié !!!

Bon j'arrête de ménager mon suspense. Le vendredi soir donc, nous laisson nos amis partir à la maison de la présidente en ralant que nous ne venons pas, que c'est une fête débile et gnagnagna. On se fait traiter de "baby boomers", brefs de gens quui ne savent pas s'amuser. Mais à peine la porte de l'escalier refermée, Virginie et moi courons dans ma chambre, on se change, on se peinture le visage, je met le rouge à lèvre le plus affreux et aguicheur que je porterai de ma vie, j'enfile mes bottes et on file vers la maison de la présidente.

Finalement, en croisant les gens qui passaient, je me dis que mon costume était presque correct, parce qu'on a croisé un nombre incroyable de filles déguisées en prostituées (eh bien oui, les américains sont tellement frustrés par leur puritanisme que quand ils ont l'occasion de se lâcher, ils ne le font pas à moitié !!). Et quand je dis prostituées, c'était la jupe de trois centimètres de longueur et juste un bandeau sur la poitrine, et quelle que soit la morphologie des jeunes filles si vous voyez ce que je veux dire !!

Je me sentais finalement pas si complexée dans ma jupe trop courte et mon déguisement ridicule !! Nous entrons dans la maison de la présidente, nos amis ne nous ont reconnus qu'au bout de 5 minutes, ils ont piqué un vrai fou rire en nous voyant, en nous disant que les français faisaient les meilleures farces hahaha. Que j'avais un pur costume. J'étais très fière de moi et puis j'ai regardé autours, et dis bonjour à la présidente en rougissant : beaucoup de monde n'était pas déguisé à l'intérieur de la maison de la présidente !!! juste moi et nos amis en fait, et 4 ou 5personnes. Ma jupe m'a parue avoir vraiment raccourcie tout d'un coup !!!

Je suis donc passée à la grande offensive : trouver une fille avec une jupe plus courte que la mienne et la coller toute la soirée pour que les gens arrêtent de regarder mes fesses !! J'ai trouvé ma copine de soirée en la personne de Barbie (ouioui, une fille déguisée en Barbie) avec une robe gris platine façon soirée disco scintillante et une perruque blonde, rouge à lèvre pire que le mien !! Bref j'étais ravie, enfin un peu mal à l'aise parce que j'étais habillée en travailleuse de minuit dans la maison de la présidente de l'université !!!!

On a dû rester dix minutes et puis nous sommes parti dans notre bar favori, ou je me suis sentie beaucoup plus détendue (après une ou deux bierres!!) et puis tout le monde était déguisé là bas.

Bon, voici quelques photos de ce costume que je ne porterai plus jamais de ma vie, exceptée pour une soirée déguisée chez Thais ou Léa (parce que je peux pas faire pire que Thais la dernière fois chez moi haha!!).

Voici Virginie et moi.




Voici Osamu, le japonais. pour ceux qui se demandent pourquoi il porte ma nuisette, je vais répondre : Osamu était déguisé en nana au saut du lit.


Et voici les photos, dans la maison de la présidente, et au bar :

Je vous laisse admirer le ridicule du costume. Dis Léa, est ce que j'ai plus de points que Thais et toi la dernière fois pour ma soirée costumée en première année d'IEP ???!!! Jsuis sûre que je gagne hahaha.

Sur la dernière photo, c'est moi et Kirsty, mon amie anglaise pirate !!
Je vous raconte pas la galère en sortant du bar (voire l'épisode jupe trop courte) pour monter les escaliers, j'avais une amie bierre devant moi, et une derrière pour me cacher !!! Malheuresement, je n'ai aucune photo de ce magnifique épisode qui a déclenché un fou rire d'un quart d'heure dans notre groupe d'étudiants étrangers rentrant sur le campus.

vendredi 31 octobre 2008

journée à New York

Le week-end dernier, j'ai eu l'opportunité de partir à New York avec les bus de l'université. C'était ce que j'appelle un voyage court mais efficace !
Samedi matin, 6h (ouioui du matin...), départ des bus de Mansfield. Nous arrivons à New York à 11h.
Le bus nous dépose à manhattan et l'on nous annonce que l'on a 7h de liberté environ, parce qu'à 18h30 tappantes, le bus repart et tant pis pour les retardataires !
Je me retrouve donc au milieu des gratte-ciels et des gens qui déboulent dans la rue comme des malades, pires qu'à Paris. je suis avec ma camarade de chambre, Suhani (avec qui je m'entend toujours très bien) et Osamu le japonnais qui est adorable mais un peu déconnecté. (je vous raconte pas l'équipe)

Premier objectif : acheter une carte !!! On file à l'office de tourisme qui nous donne gentiement les renseignements dont on a besoin.

Direction l'Empire State Building, que moi et Suhani voulions faire en premier à new York. Pour un samedi, il n'y avait pas de queue, j'étais ravie, nous montons dans des ascenseurs géants au 90ème étage, Suhani préfère dire qu'elle est française, me laissant le soin de parler, parce qu'elle sait bien que les indiens sont de parfaits suspects dans les bâtiments New Yorkais.
Voici ce que donne la vue sur New york de l'un des plus hauts buildings de la ville :




Il y avait un vent fou, et les gros nuages commençaient à s'accumuler sur la plate forme :


Nous ne nous sommes pas attardées plus de trois quart d'heures en haut parce qu'il faisait assez froid et aussi parce que je commençais à avoir très faim ! Nous avons donc filé dans une sandwicherie où j'ai payée 13$ un sandwich et un cappucino, le sandwich n'était pas bon voire infame (il m'avait attiré dans la vitrine parce qu'il y avait du brie dedans, alors je me suis dit chic chic enfin du vrai fromage... ça n'en était pas vraiment).

Et puis, le ventre pas très bien rempli, nous nous sommes dirigées à l'aide de la carte (et surtout des passants...) vers Time Square. J'ai été hyper déçue par Time Square : il n'y a rien du tout à part des magasins et des gratte-ciels !! Je cherchais partout autours de moi ce qu'il y avait de spécial : rien, c'est une place avec des grands magasins. On a quand même réussi à prendre quelques photos histoire de dire qu'on a été à Time Square, ça nous a pris une demie heure pour avoir en même temps les bâtiments parce qu'il y avait un monde fou qui défilait partout.




Ensuite, ça a été le grand shopping dans les avenues de Manhattan. Mais Suhani avait faim, et Suhani ne mange pas n'importe quoi : que du végétalien, et elle voulait profiter du fait que l'on soit à New York pour manger dans un restau indien qu'on lui avait recommandé. A 5h30 donc, soit une heure et demie avant le départ du bus, nous nous mettons en quète de ce fameux restaurant, et nous avons bien dû piétiner partout au milieu de la foule pendant une demie heure avant de le trouver ! Nous tombons dans un restaurant à 6 couverts, Suhani très à l'aise demande à ce qu'on soit servies très très rapidement parce qu'on a le bus à prendre. Moi je savais plus ou me mettre, on était trempée, pas bien habillées, vêtements froissés par 5h de bus et en plus on leur demandait de se dépêcher !
Finalement, j'ai très bien (et très rapidement) mangé, et nous avons même été en avance pour le bus.

mercredi 15 octobre 2008

les filles de la communauté afro américaine

Vendredi soir dernier, avant de partir à Boston (le voyage commençant le samedi à 6h30am), nous nous avisons, moi et Virginie, que nous n'avons pas de petite valise (que des énormes de voyage). Toujours à la bourre, on décide de se rendre chez notre grand sauveur Wall Mart en prenant le petit bus du campus.
Bien entendu, nous avions oublié que c'était le "fall break" donc que le bus ne circulait pas, puisqu'il ne devait rester sur le campus que 100étudiants environ.

J'appelle donc ma RA (responsable de palier qui est adorable et toujours au courant des bons plans) pour savoir s'il y avait un autre moyen de nous y rendre (on était quand même vendredi soir, 19h!!). Hewett est une étudiante venant d'Afrique, et connaît donc toutes les afro américaines du palier. Elle nous dit qu'une de ses amies accepte de nous prendre à 9h pour filer chez wall mart.

Je trouve ça quand même très gentil, surtout qu'on ne connaît pas la personne, et puis même si les personnes de couleur et les blancs s'apprécient ici (jamais vu aucune tension), ils ne se mélangent pas beaucoup. Bon moi j'ai un statut particulier parce que je suis ni blanche ni noire, on me dit souvent que je suis "a half", c'est à dire une demie (moi ça me rappelle surtout la bierre le demi mais bon !!), mais Virginie, l'autre française est tout ce qu'il y a de plus blonde !

9h sonne, on est 8 nanas acharnées à vouloir faire du shopping, virginie est la plus claire du lot. Je commence à me demander quelle taille fait la voiture !!! Et bien c'est une 5places !!! On s'entasse dedans en rigolant et on finit par arriver à fermer les portes. Les filles devant (sont trois dont une assise sur le frein à main.... heureusement, Wall mart c'est pas loin!!!) , elles mettent la radio, une station de hip hop typique de ce que la communauté afro peut écouter dans le coin... et ça chante et ça danse dans la voiture, on essaie de nous apprendre un peu les paroles, on rigole beaucoup avec notre accent pourri.

Bref, j'adore les filles de cette communauté, elles sont très différentes de l'américaine typique, elles sont fines et sportives, jolies, soigneusement habillées, elles rigolent beaucoup, pas trop de tabous, très dynamiques et surtout... c'est des stars du shopping !!!
On a trouvé moyen de caser nos deux petites valises dans la voiture en plus de tout leur shopping wall mart, je me demande encore comment on a fait !

Bien sûr, revient la question habituelle de savoir si c'est mon papa ou ma maman qui est noir dés que je parle avec des afro américains. En fait, j'ai appris que si ça les interessait tellement, la question des origines, c'est parce que les afro américains s'inquètent beaucoup pour les couples composés d'une personne noire et d'une personne blanche, c'est une des réflexion majeure de cette communauté. Ils se demandent tous si c'est un type de couple voué à l'échec ou pas, du coup ils ne résistent jamais très longtemps à poser la question à propos de mes parents.
Le problème c'est que mon cas ne correspond pas du tout à leurs attentes, bien sûr !
Alors après, vient le problème pour leur expliquer que non, je ne viens pas des îles, que non ma famille n'est pas marocaine, que non je ne sais pas danser le zouk (juste le peu que Walapa m'a montré !) et que non je ne suis pas offensée par leurs questions, et que non je n'essaie pas de planquer mes origines !!

Tout ça en anglais, c'est un peu fatiguant !!! L'avantage quand on parle avec des filles afro, c'est qu'on n'a généralement pas à répéter 10fois à des personnes différentes l'histoire problématique de sa couleur de peau (en anglais en plus...je vous laisse imaginer), parce que l'histoire circule encore plus vite dans la communauté qu'à science po !!!

Mansfield en automne

Depuis quelques semaines, le campus est très joli, planté au milieu de la montagne et des arbres couleur rouge et or.

Je ne résiste pas à l'envie de montrer quelques photos !







Voici le bâtiment principal de sciences politiques où j'ai tous mes cours.



Et ceci est la petite forêt en haut du campus, avant les terrains de foot et de basket.







La petite place du campus, où sont regrouppés les bâtiments principaux (cantine, café, scolarité, boutique de livre), j'y passe tous les matins, midi et soir parce que derrière l'horloge, tout au fond, il y a mon bâtiment dortoir, et de l'autre côté, c'est mon bâtiment de cours.

Voici la vue immédiate que j'ai en sortant de mon bâtiment : laurel Manor, tous les matins, midis et soirs. Vous noterez, à droite au fond le petit bout de bâtiment que l'on aperçoit : c'est Manser hall, le réfectoire (la cantine quoi !). Vous me direz, comme d'habitude, on me trouve jamais très loin de la bouffe...

Au cas où personne n'aurait compris qu'il s'agissait de Manser hall (sachant que les américains en général ont un sens de l'orientation innée pour tout ce qui touche aux repas), la cantine est indiquée en plusieurs endroits par cette énorme trace au sol :

Vous noterez, au passage, le logo de Mansfield en bas de la trace : une montagne avec de la neige, généralement, on nous appelle les "mounties", c'est mignon je trouve !

mardi 30 septembre 2008

gentillesse américaine

Ce qui ressort le plus quand même, pour l'instant dans mon séjour aux Etats-Unis, c'est la gentillesse américaine.
Les américains sont très ouverts contrairement à notre bon vieux cliché anti-américain primaire. Ils se moquent complètement du fait que je sois une grosse athée, ne font pas le lobbying religieux, chacun a ses croyances et ne va pas empiéter dans le champ personnel du voisin. Je ne voudrais pas dire, mais en France, il y a quand même un peu l'inverse, pression des athés sur les religions et les croyants à qui on explique gentiement qu'il faudrait commencer à se servir de son cerveau parce que Dieu il existe pas.
Sur le campus, les gens sont toujours agréable quand on s'adresse à eux, j'obtiens toujours les informations avec un sourire et beaucoup de patience étant donné ma compréhension moyenne de l'américain. La dame de la cantine dit bonjour avec le sourire, nous souhaite une bonne journée tous les jours d'une manière vraiment gentille, pas avec le sourire commercial.

Les femmes de ménages arrivent sur notre palier en chantonnant le matin à neuf heures, elles nous disent bonjour gentiement si elles nous voient, et certaines nous demandent même comment on va !!! Aujourd'hui, l'une d'entre elle s'est excusée auprès de moi parce qu'elle avait mis la salle de bain sens dessus-dessous pour passer la serpillère, et parce qu'elle avait peur que je glisse sur le carrelage mouillé !!! Je n'ai jamais vu ça !!!! Chez nous, si on se casse la binette parce que la femme de ménage vient de laver, déjà elle est pas contente parce que je viens de salir, et ensuite elle sera sûrement bien contente d'avoir vu un truc marrant dans sa journée héhé !!

Enfin, la plupart de mes amis américains ont une patience infinie pour mes maladresses, genre quand je m'énerve contre un crétin que je ne connais pas parce qu'il s'amuse depuis 10 minutes à m'envoyer des balles avec son pistolet à billes en mousse pendant que je fais des crèpes !! Il faut savoir que les américains ne s'énervent JA-MAIS, ils discutent, s'énerver ça montre un perte de contrôle et c'est très mal vu. En l'occurence, ils ont dit au crétin (Jouer au pistolet à bille quand même 19ans quand même...) de se casser et m'ont gentiement expliqué qu'il ne fallait pas que je m'énerve et encore moins que je le frappe (ce qui serait arrivé assez vite je pense, avec la poêle à frire que j'avais dans les mains)

La plupart de mes autres maladresses a plutôt tendance à déclencher des fous rires chez eux : genre quand fais tomber les 12oeufs dont Tasha a besoin pour faire ses tortillas, ou que je renverse mon verre de vin sur la belle moquette en soirée à deux reprise (début de soirée en plus, je pouvais même pas invoquer le prétexte du petit coup dans le nez). Ils ont tendance à trouver ça hilarant (moi un peu moins mais bon...) et à dire laisse, on verra ça plus tard !! Ils ne se ruent pas sur le détachant en pleurant pour leur moquette....

jeudi 25 septembre 2008

crise financière

Depuis quelques semaines, je n'entends parler que de ça : la crise financière américaine qui va balayer le monde, enfin pas tout à fait puisque je doute qu'en Afrique ou en Amérique du Sud les effets soient aussi forts que dans les économies fortement globalisées.

A Mansfield, chez les étudiants, ce n'est pas le principal sujet de conversation, excepté en cours de sciences Politiques où le débat bat son plein, faut bien le dire, c'est plus intéressant que de lire les bouquins sur la grande démocratie américaine.



Voici donc un petit coup de gueule, parce que je regarde les informations françaises de temps en temps, même si ne pas voir la trombine de Sarkoléon le Petit chaque jour n'est pas quelque chose qui me manque vraiment ici. C'est fou le nombre de bétises qu'on peut voir dans les journeaux. J'aimerai replacer certains trucs, ayant la chance de vivre dans le joli pays de la crise.

La crise financière américaine n'existe pas que depuis un mois, c'est pourtant ce qu'on pourrait croire en lisant les journeaux, et pas à cause de trois PDG qui sont partis avec des parachutes dorés. Ce n'est pas non plus la faute des magouilles de Wallstreet même si leur comportement est scandaleux.



La crise financière couve depuis un an, elle a commencé l'an dernier vers septembre avec la crise des subprime aux Etats-Unis.
Il faut savoir que les américains ont un comportement économique assez particulier : ils empruntent pour consommer, épargnent très peu et passent leur vie à rembourser. En gros ils consomment ce qu'ils n'ont pas.
Les subprime sont un type d'emprunt bancaire pour lequel on donne comme garantie sa maison, principe de l'hypothèque (mortgage aux usa) bref c'est un prêt hypothécaire. Le fait est que les habitations étaient surévaluées et que les taux d'intérêts auxquels les banquiers prêtaient étaient risqués (comprendre bas étant donné le risque que les gens ne remboursent pas!).

La réserve fédérale américaine (fed) a apparemment couvert ce type de prise de risque de la part des banques. Mais en 2004 et 2007, la fed a relevé ses taux directeurs et donc les taux d'intérêt pour les subprime ont augmenté. Pour les ménages, cette augmentation a été très problématique car ils n'ont pas pu suivre et n'ont pas pu rembourser l'emprunt. Ils ont perdu leurs maisons et les banques se sont retrouvées propriétaires d'habitations qu'elles n'arrivaient pas à revendre.


La crise s'est propagé (effet domino) au marché immobilier du fait du grand nombre de maisons à vendre, mettant dans l'embarras de nombreux ménages mais aussi les banques qui n'arrivaient pas à rentrer dans leurs frais.
Tout ça s'est aggravé en crise financière, malgré les quelques plans de sauvetage Bush, pas stupides mais insuffisants. Le fait est qu'aux Etats Unis il y a une correspondance entre marchés bancaire et marchés financiers (comprendre bourse) qui n'existe pas ou moins en Europe.
Par dessus tout celà (la situation n'était déjà pas brillante), ont été découvert des manoeuvres an-éthiques à Wall street qui ont fait perdre encore davantage la confiance des petits actionnaires (ceux qui ne prennent pas les décisions et donc qui n'ont pas les moyens de magouiller).
Il faut savoir que les américains n'épargnent pas, mais qu'ils placent leur argent en bourse. Cet argent, ils sont en train de le retirer ou de le placer le plus sûrement possible d'où une aggravation parce qu'ils ont tendance à vendre leurs actions !!

Les faillites des grandes enseignes seraient dûes à des mauvaises décisions des actionnaires, mais aussi à la généralisation de la crise des subprime qui fait effet boule de neige.

Actuellement, le gouvernement américain rachète avec l'argent des contribuables (comprendre nationalisation !!!! sisi aux usa) certaines grandes enseignes en faillite. D'où un débat énorme dans le coin.
Qui faut-il sauver ??
Les actionnaires minoritaires qui y perdent ? les pauvres plus dûrement touchés par la crise? Les ménages qui n'ont plus de maisons du fait de la crise des subprimes ?

Ou bien les grandes enseignes ? Alors que leur faillite est aussi dûe à des erreurs des actionnaires majoritaires qui ont fait des mauvais choix ?
Ce dernier fait a l'air de choquer les américains : le rachat des bétises des actionnaires avec leur argent, ou l'argent que l'état n'a pas donc qu'il emprunte et que les américains vont rembourser sur des années. Le fait est aussi qu'en rachetant certaines enseignes, le gouvernement espère limiter les dégâts économiques et mettre des institutions bancaires sous tutelle financière.



Je pense que la crise actuelle, n'est pas due à la bétise de trois dirigeants et actionnaires mais qu'elle est structurelles : on a des règles (ou plutôt une absence de règles) qui ont permis (et c'est pas la première fois) à une crise de se profiler et à des dirigeants d'en profiter. Même Mac Cain appelle désormais à la régulation, ce qui est un comble ici aux Etats Unis grand pays du libéralisme économique.
A ce propos, notre mail-aimé président Sarkozy n'a jamais été ultra libéral comme j'ai pu le lire ici et là, mais juste libéral, je peux vous assurer que l'ultra libéralisme ici on nage dedans et c'est bien différent.

Ceci dit, "trouver des coupables" est une idée stupide, ce seront tout au plus des boucs émissaires qu'on va trouver à la crise, puisque c'est le système entier qui est responsable.



Si la crise actuelle favorise Obama ?? Oui, il vient de repasser en tête dans les sondages et si ça continue il va être élu. C'est l'un des seuls avantages que je trouve à la crise....



Si la crise va arriver en Europe ? Oui, elle y est déjà mais surtout sur les marchés financiers pour l'instant. Elle n'a pas vraiment atteint l'économie bancaire mais devrait s'y propager je pense. Et ça va toucher ce qu'on appelle "l'économie réelle", c'est à dire la consommation, l'emploi et la croissance. Pour l'instant on a surtout la croissance qui est touchée depuis des mois.



Je pense que Marx doit sauter de joie dans sa tombe actuellement, si il était encore là, on aurait droit au "je vous l'avais bien dit"( je pense que d'autres s'en chargeront)



Les possibilités de relance de la croissance sont quasi impossibles et se jouent à la marge en France, pour la simple et bonne raison qu'une relance par la politique Keynesienne (travaux, distribution de revenus par l'Etat pour relancer la croissance) sont rendues impossible par les critères de Maastricht qui interdit de creuser le déficit à plus de % du PIB.
Hors une politique de relance coûte très cher à l'Etat.
Et pour tous les vieux qui râlent contre l'Europe, je rappelle juste que c'est la France et l'allemagne qui ont insisté sur ce critère parce qu'elles avaient peur de l'économie des nouveaux pays entrants.... difficile de revenir dessus maintenant. (Lea, Thais et Marion, vous voyez bien que je l'ai buchée mon économie l'an dernier !!!)

Il reste une réforme structurelle : en profondeur : sur la façon de produire, de redistribuer les richesses etc... le problème c'est sur quelles bases ? Et si la France est la seule à la faire, ça sert à rien. (merci brossard une fois de plus qui nous a donné les clés d'analyse de l'économie européenne !!)

Bref ici c'est le grand bazar mais c'est passionnant, d'autant plus qu'il y a personne pour régler les problèmes actuels parce que la présidence est véritablement en vacance... les trois quarts de l'administration Bush ont déjà plié bagage et le Congrès se tappe dessus, les Républicains voulant sauver les enseignes et les démocrates les pauvres et les classes moyennes qui n'ont plus de maison et sont écrasés sous le crédit...
Et les plans de sauvetage américain me font penser à la fin du Titanic : (si, vous savez bien :"les femmes et les enfants d'abord !") entassés à trente sur une cannot de sauvetage...forcément ça flotte pas longtemps...

J'ai eu la chance de tomber sur une citation du ministre des finances allemand qui aurait déclaré hier que la lumière que l'on croirait voir au bout du tunnel pourrait bien être celle du train qui arrive en sens inverse. J'aime ce pays toujours si optimiste !!!

ma rommate

Je pense qu'il est temps de présenter la personne avec laquelle je vis 24h sur 24. Léa, je te rappelle que t'as peut-être des colocs mais qu'ils vivent pas dans ta chambre de 10m carrés!!! ou alors j'ai raté un épisode !!

Suhani a 25 ans, c'est une "graduate student", elle est indienne et n'est à Mansfield que pour un an. Elle a pas mal l'accent indien c'est marrant mais très compréhensible. Elle est en master de pédagogie, éducation un truc dans l'enseignement quoi ! Et elle devrait se marrier à la fin de l'année si j'ai tout compris, en Inde et revenir ici pour finir ses études.

C'est une rommate rêvée, pas de bruit, discute tranquillement au téléphone, sort téléphoner quand je veux dormir, me propose des en-cas indiens de temps en temps parce qu'elle déteste la bouffe américaine autant que moi (c'est pire parce qu'elle est végétalienne, pas végétarienne!!), et elle fait partie de mon groupe d'amis donc j'ai pas à lui expliquer pourquoi je sors à chaque fois, elle le sait déjà.

Voici une photo d'elle :

Je sais, elle est à l'envers, le problème c'est que je ne sais pas comment on fait (les joies du nouvel ordinateur) pour la mettre dans le bon sens ! Voilà !

dimanche 21 septembre 2008

chutes du Niagara

Ce week-end du 20-21 était un petit voyage organisé (ou presque) pour les Chutes du Niagara.

Vendredi après-midi, 16h, nous nous retrouvons dans le "salon" de l'étage pour le Grand Départ.

Alysha, l'australienne, manque à l'appel. On la retrouve en serviette cachée dans un coin (pas osé prendre de photo) : sa coloc a fermé la porte à clef et est partie de la chambre pendant qu'Alysha prenait sa douche. Elle se retrouve donc enfermée dehors. Bien sûr, notre responsable de palier est en cours !!!

Après un petit tour à tous les étages pour trouver une responsable susceptible de nous donner les clefs d'Alysha, nous parvenons à prendre la route, à deux voitures, parce que nous sommes quand même huit pour ce petit road trip.

Nous arrivons chez les parents de Britney après deux heures de de route, c'est une petite maison dans un bled perdu : Eldgered (ou un truc comme ça). Il y a un garage d'ou s'échappe de la musique (genre NRJ) , un très grand jardin (quasiment un champ en fait), et un petit bidon d'ou s'échappe un feu, avec des chaises toutes regrouppées autours. On est très bien accueilli, on se cale dehors autours du feu (il fait très froid, je cours chercher écharpe et sweat à capuche), on nous donne une bierre à chacun, deux énormes parts de pizzas. C'est très sympa !

Toujours inquiète pour ma survie (la première nécessité instinctive : la bouffe, étant résolue), je commence à me demander où des gens aussi accueillant vont bien pouvoir caser 8 jeunes pour la nuit... c'est à ce moment là que mon regard accroche..... la caravane !!!! Je me dis, oulalala, il fait bien froid pour dormir dans une caravane. Mais les américains, eux, ils ont jamais froids, ça fait partie intégrante de leur culture.

Dés que le signal de la retraite est donnée, je fonce à la caravane, prend un lit à deux place (pas folle la guêpe, si je dors avec une des américaines, j'aurai pas froid c'est des "bouillottes"). J'installe mes grosse couvertures, demande un pyjama chaud à Brittney. La bonne blague, c'est que l'américaine dormant avec moi, Tasha, a une otite et sort d'une petite angine en prime !!!!

Samedi matin, 7h30, réveil, je grommelle à tasha en anglais que c'est pas une heure pour se lever, et que dormir à la fois avec le virus et le réveil matin du groupe, ça le fait pas !! (ça fait rire tout le monde parce que c'est moi qui avait réclamé le réveil tôt le matin...) J'attend un quart d'heure au lit histoire de laisser le temps à Brittney de faire le café, et j'arrive dans la maison. On part avec une heure de retard sur le programme, tout le monde s'étant gelé la nuit et n'ayant pas réussi à se lever !

Retour dans la voiture, cette fois-ci, c'est le départ, le vrai, on vérifie qu'on a nos passeports et les papiers de l'université pour aller côté canadien. Vroum vroum, on s'éloigne. Cri horrifié de Suhani dans la voiture. Elle a oublié son appareil photo. Demi tour.

Après deux heures de route, on commence à appercevoir le panneau, cris d'excitation dans la voiture !! On traverse quelques ponts au dessus des grands lacs (lac Erie principalement).

En fait, les chutes du Niagara sont situées juste entre la rive américaine et la rive canadienne du Lac. Ce qui fait qu'on peut les voir des deux rives. Bon, nous on vient juste d'arriver, on se gare dans un parking à 10dollars la journée (aouch!). Et on se dirige vers le lac (c'est à dire : on suit les autres touristes!)

Voici donc la joyeuse bande : à gauche Virginie (france), puis Brittney (USA), puis moi, puis Suhani (Inde), puis Alysha (Australie), puis Kirsty (Grande Bretagne) Puis Tasha (USA) puis Osamu (Japon).

On commence par chercher le pont pour passer du côté canadien d'abord et voir les chutes de ce côté là. Au bout du pont, il y a les douanes canadiennes. Voici déjà ce qu'on peut voir du pont :
















On accélère le pas et on commence la queue à la douane canadienne. Tous les autres passent, il ne reste plus que Kirsty, moi et Suhani. Suhani s'avance, donne son passeport. Et là, c'est le drame, elle n'a pas le droit d'entrer sur le sol canadien. Elle demande pourquoi, parce que ses papiers sont bien en règle. La dame lui répond que comme elle est indienne, même pour la journée il lui faut un visa, que le passeport ne suffit pas pour les "pays à risque" (comprendre terrorisme!!). Je manque de répliquer qu'il ya pas grand chose à faire sauter à cet endroit précis mais bon, j'ai quand même bien envie de passer de l'autre côté donc je me tais. Suhani est en larme, bien sûr, Brittney propose de rester avec elle et de faire un tour sur le côté américain en nous attendant.

Nous, on file côté canadien, où l'on voit en fait les deux chutes de face, même si on les voit d'un peu loin quand même.








Moi entre les deux chutes.






















Voilà, c'est pour prouver qu'on y était bien !

Voici ce qu'on voyait exactement des chutes côté canadien :



















C'était joli, mais on a pensé à Suhani, de l'autre côté, donc on a fait quelques boutiques de souvenir, et on lui a tous acheté un petit truc genre des posters de ce qu'on voyait de ce côté là. Et puis on a retraversé.



Nous sommes arrivé côté américain, retrouvons Suhani, lui disons que c'était pas terrible, et nous rendons au guichet pour prendre un bâteau américain s'approchant des chutes pour voir de plus près et pour que Suhani ne rate rien. Il est alors 3h de l'après-midi. Nous commençons à faire la queue, puis le personnel arrive et nous dit qu'il n'y a plus de bâteau pour au moins une heure et demie, qu'ils ne savent pas si ça va reprendre parce que des gens sont tombés à l'eau !! On se dit tous qu'on a vraiment la poisse. Mon ventre gargouille, alors je propose qu'on mange. On a mangé indien dans un bouiboui pas trop loin, espérant avoir un bâteau plus tard.




Et puis on décide d'aller faire un tour au tout début des chutes pour voir les rapides.

















C'étaient les rapides et le début des chutes.

En dessous, le départ des chutes et moi et Suhani (qui a retrouvé le sourire)

















A ce moment-là, Tasha voit un bâteau américainn s'avancer en bas vers les chutes, et on court tous au guichet pour prendre le bâteau suivant, trop trop contents de pouvoir y aller finalement.

Voici le bâteau de rêve (ou presque) dans lequel nous embarquons (Tasha s'installe à côté de moi et en profite pour l'annoncer qu'elle est malade en bâteau!!).

On nous donne des jolis k-way bleus, que je trouve quand même plus proche du sac poubelle que du ciré. Alysha, l'australienne, fait la moue en enfilant son vêtement qu'elle qualifie de "lovely".


Voici l'horreur en question :





















Bien sûr, c'est la douche assurée, mais qu'est-ce qu'on a rigolé !! Et puis tout autours, c'était quand même très très joli.
















Et puis voici la deuxième chute, un peu plus loin :














On est repartis crevés, s'est trompé de route environ trois fois, en fait on est parti et puis on est revenu aux Chutes involontairement hahaha. Quand on a revu le panneau "niagara falls" on s'est dit, mais c'est pas vrai !!


On est arrivé chez Brittney vers 10h du soir et on s'est arrêter grignoter quelque chose. La bonne nouvelle c'est que ses parents avaient laissé des paquets de chips sur la table pour nous, et avaient même mis le chauffage dans la caravane. D'où une bonne nuit, et une sacrée grasse matinée.

Le dimanche midi, c'était barbecue. Le petit problème, c'est que les américains font du feu comme on fait de la soupe : ils mettent du papier journal, l'allument, versent du bois en grande quantité dessus, prennent un bâton et ils touillent !!! Je vous assure ! Moi, bien élevée, pour éviter le fou rire, j'ai pris mon bouquin de littérature en silence. Au bout d'une heure, le feu n'avait toujours pas pris, ça alors quel étonnement !! Je commençais à avoir très faim quand même !!Je me suis donc levée en soupirant et je leur ai fait un feu en 5 petites minutes, laissant à Virginie (l'autre française) le soin d'expliquer que j'étais une scouts. On m'a regardé avec hébétude, les filles m'ont tartiné de compliments pendant une demie heure et la maman m'a remercié chaleureusement, j'y croyais pas, on aurait dit que je venais d'inventer quelque chose, c'était juste un pauvre feu. J'ai failli répondre à la maman de Brittney que j'avais tellement faim que j'aurai pu faire démarrer son feu sous la pluie et puis je me suis rappelée qu'il fallait être polie.


On est repartis vers 5h de l'après midi pour Mansfield, le ventre plein, chose qui ne m'arrive pas si souvent aux Etats-Unis !!