mardi 30 septembre 2008
gentillesse américaine
Les américains sont très ouverts contrairement à notre bon vieux cliché anti-américain primaire. Ils se moquent complètement du fait que je sois une grosse athée, ne font pas le lobbying religieux, chacun a ses croyances et ne va pas empiéter dans le champ personnel du voisin. Je ne voudrais pas dire, mais en France, il y a quand même un peu l'inverse, pression des athés sur les religions et les croyants à qui on explique gentiement qu'il faudrait commencer à se servir de son cerveau parce que Dieu il existe pas.
Sur le campus, les gens sont toujours agréable quand on s'adresse à eux, j'obtiens toujours les informations avec un sourire et beaucoup de patience étant donné ma compréhension moyenne de l'américain. La dame de la cantine dit bonjour avec le sourire, nous souhaite une bonne journée tous les jours d'une manière vraiment gentille, pas avec le sourire commercial.
Les femmes de ménages arrivent sur notre palier en chantonnant le matin à neuf heures, elles nous disent bonjour gentiement si elles nous voient, et certaines nous demandent même comment on va !!! Aujourd'hui, l'une d'entre elle s'est excusée auprès de moi parce qu'elle avait mis la salle de bain sens dessus-dessous pour passer la serpillère, et parce qu'elle avait peur que je glisse sur le carrelage mouillé !!! Je n'ai jamais vu ça !!!! Chez nous, si on se casse la binette parce que la femme de ménage vient de laver, déjà elle est pas contente parce que je viens de salir, et ensuite elle sera sûrement bien contente d'avoir vu un truc marrant dans sa journée héhé !!
Enfin, la plupart de mes amis américains ont une patience infinie pour mes maladresses, genre quand je m'énerve contre un crétin que je ne connais pas parce qu'il s'amuse depuis 10 minutes à m'envoyer des balles avec son pistolet à billes en mousse pendant que je fais des crèpes !! Il faut savoir que les américains ne s'énervent JA-MAIS, ils discutent, s'énerver ça montre un perte de contrôle et c'est très mal vu. En l'occurence, ils ont dit au crétin (Jouer au pistolet à bille quand même 19ans quand même...) de se casser et m'ont gentiement expliqué qu'il ne fallait pas que je m'énerve et encore moins que je le frappe (ce qui serait arrivé assez vite je pense, avec la poêle à frire que j'avais dans les mains)
La plupart de mes autres maladresses a plutôt tendance à déclencher des fous rires chez eux : genre quand fais tomber les 12oeufs dont Tasha a besoin pour faire ses tortillas, ou que je renverse mon verre de vin sur la belle moquette en soirée à deux reprise (début de soirée en plus, je pouvais même pas invoquer le prétexte du petit coup dans le nez). Ils ont tendance à trouver ça hilarant (moi un peu moins mais bon...) et à dire laisse, on verra ça plus tard !! Ils ne se ruent pas sur le détachant en pleurant pour leur moquette....
jeudi 25 septembre 2008
crise financière
A Mansfield, chez les étudiants, ce n'est pas le principal sujet de conversation, excepté en cours de sciences Politiques où le débat bat son plein, faut bien le dire, c'est plus intéressant que de lire les bouquins sur la grande démocratie américaine.
Voici donc un petit coup de gueule, parce que je regarde les informations françaises de temps en temps, même si ne pas voir la trombine de Sarkoléon le Petit chaque jour n'est pas quelque chose qui me manque vraiment ici. C'est fou le nombre de bétises qu'on peut voir dans les journeaux. J'aimerai replacer certains trucs, ayant la chance de vivre dans le joli pays de la crise.
La crise financière américaine n'existe pas que depuis un mois, c'est pourtant ce qu'on pourrait croire en lisant les journeaux, et pas à cause de trois PDG qui sont partis avec des parachutes dorés. Ce n'est pas non plus la faute des magouilles de Wallstreet même si leur comportement est scandaleux.
La crise financière couve depuis un an, elle a commencé l'an dernier vers septembre avec la crise des subprime aux Etats-Unis.
Il faut savoir que les américains ont un comportement économique assez particulier : ils empruntent pour consommer, épargnent très peu et passent leur vie à rembourser. En gros ils consomment ce qu'ils n'ont pas.
Les subprime sont un type d'emprunt bancaire pour lequel on donne comme garantie sa maison, principe de l'hypothèque (mortgage aux usa) bref c'est un prêt hypothécaire. Le fait est que les habitations étaient surévaluées et que les taux d'intérêts auxquels les banquiers prêtaient étaient risqués (comprendre bas étant donné le risque que les gens ne remboursent pas!).
La réserve fédérale américaine (fed) a apparemment couvert ce type de prise de risque de la part des banques. Mais en 2004 et 2007, la fed a relevé ses taux directeurs et donc les taux d'intérêt pour les subprime ont augmenté. Pour les ménages, cette augmentation a été très problématique car ils n'ont pas pu suivre et n'ont pas pu rembourser l'emprunt. Ils ont perdu leurs maisons et les banques se sont retrouvées propriétaires d'habitations qu'elles n'arrivaient pas à revendre.
La crise s'est propagé (effet domino) au marché immobilier du fait du grand nombre de maisons à vendre, mettant dans l'embarras de nombreux ménages mais aussi les banques qui n'arrivaient pas à rentrer dans leurs frais.
Tout ça s'est aggravé en crise financière, malgré les quelques plans de sauvetage Bush, pas stupides mais insuffisants. Le fait est qu'aux Etats Unis il y a une correspondance entre marchés bancaire et marchés financiers (comprendre bourse) qui n'existe pas ou moins en Europe.
Par dessus tout celà (la situation n'était déjà pas brillante), ont été découvert des manoeuvres an-éthiques à Wall street qui ont fait perdre encore davantage la confiance des petits actionnaires (ceux qui ne prennent pas les décisions et donc qui n'ont pas les moyens de magouiller).
Il faut savoir que les américains n'épargnent pas, mais qu'ils placent leur argent en bourse. Cet argent, ils sont en train de le retirer ou de le placer le plus sûrement possible d'où une aggravation parce qu'ils ont tendance à vendre leurs actions !!
Les faillites des grandes enseignes seraient dûes à des mauvaises décisions des actionnaires, mais aussi à la généralisation de la crise des subprime qui fait effet boule de neige.
Actuellement, le gouvernement américain rachète avec l'argent des contribuables (comprendre nationalisation !!!! sisi aux usa) certaines grandes enseignes en faillite. D'où un débat énorme dans le coin.
Qui faut-il sauver ??
Les actionnaires minoritaires qui y perdent ? les pauvres plus dûrement touchés par la crise? Les ménages qui n'ont plus de maisons du fait de la crise des subprimes ?
Ou bien les grandes enseignes ? Alors que leur faillite est aussi dûe à des erreurs des actionnaires majoritaires qui ont fait des mauvais choix ?
Ce dernier fait a l'air de choquer les américains : le rachat des bétises des actionnaires avec leur argent, ou l'argent que l'état n'a pas donc qu'il emprunte et que les américains vont rembourser sur des années. Le fait est aussi qu'en rachetant certaines enseignes, le gouvernement espère limiter les dégâts économiques et mettre des institutions bancaires sous tutelle financière.
Je pense que la crise actuelle, n'est pas due à la bétise de trois dirigeants et actionnaires mais qu'elle est structurelles : on a des règles (ou plutôt une absence de règles) qui ont permis (et c'est pas la première fois) à une crise de se profiler et à des dirigeants d'en profiter. Même Mac Cain appelle désormais à la régulation, ce qui est un comble ici aux Etats Unis grand pays du libéralisme économique.
A ce propos, notre mail-aimé président Sarkozy n'a jamais été ultra libéral comme j'ai pu le lire ici et là, mais juste libéral, je peux vous assurer que l'ultra libéralisme ici on nage dedans et c'est bien différent.
Ceci dit, "trouver des coupables" est une idée stupide, ce seront tout au plus des boucs émissaires qu'on va trouver à la crise, puisque c'est le système entier qui est responsable.
Si la crise actuelle favorise Obama ?? Oui, il vient de repasser en tête dans les sondages et si ça continue il va être élu. C'est l'un des seuls avantages que je trouve à la crise....
Si la crise va arriver en Europe ? Oui, elle y est déjà mais surtout sur les marchés financiers pour l'instant. Elle n'a pas vraiment atteint l'économie bancaire mais devrait s'y propager je pense. Et ça va toucher ce qu'on appelle "l'économie réelle", c'est à dire la consommation, l'emploi et la croissance. Pour l'instant on a surtout la croissance qui est touchée depuis des mois.
Je pense que Marx doit sauter de joie dans sa tombe actuellement, si il était encore là, on aurait droit au "je vous l'avais bien dit"( je pense que d'autres s'en chargeront)
Les possibilités de relance de la croissance sont quasi impossibles et se jouent à la marge en France, pour la simple et bonne raison qu'une relance par la politique Keynesienne (travaux, distribution de revenus par l'Etat pour relancer la croissance) sont rendues impossible par les critères de Maastricht qui interdit de creuser le déficit à plus de % du PIB.
Hors une politique de relance coûte très cher à l'Etat.
Et pour tous les vieux qui râlent contre l'Europe, je rappelle juste que c'est la France et l'allemagne qui ont insisté sur ce critère parce qu'elles avaient peur de l'économie des nouveaux pays entrants.... difficile de revenir dessus maintenant. (Lea, Thais et Marion, vous voyez bien que je l'ai buchée mon économie l'an dernier !!!)
Il reste une réforme structurelle : en profondeur : sur la façon de produire, de redistribuer les richesses etc... le problème c'est sur quelles bases ? Et si la France est la seule à la faire, ça sert à rien. (merci brossard une fois de plus qui nous a donné les clés d'analyse de l'économie européenne !!)
Bref ici c'est le grand bazar mais c'est passionnant, d'autant plus qu'il y a personne pour régler les problèmes actuels parce que la présidence est véritablement en vacance... les trois quarts de l'administration Bush ont déjà plié bagage et le Congrès se tappe dessus, les Républicains voulant sauver les enseignes et les démocrates les pauvres et les classes moyennes qui n'ont plus de maison et sont écrasés sous le crédit...
Et les plans de sauvetage américain me font penser à la fin du Titanic : (si, vous savez bien :"les femmes et les enfants d'abord !") entassés à trente sur une cannot de sauvetage...forcément ça flotte pas longtemps...
J'ai eu la chance de tomber sur une citation du ministre des finances allemand qui aurait déclaré hier que la lumière que l'on croirait voir au bout du tunnel pourrait bien être celle du train qui arrive en sens inverse. J'aime ce pays toujours si optimiste !!!
ma rommate
Je sais, elle est à l'envers, le problème c'est que je ne sais pas comment on fait (les joies du nouvel ordinateur) pour la mettre dans le bon sens ! Voilà !
dimanche 21 septembre 2008
chutes du Niagara
Vendredi après-midi, 16h, nous nous retrouvons dans le "salon" de l'étage pour le Grand Départ.
Après un petit tour à tous les étages pour trouver une responsable susceptible de nous donner les clefs d'Alysha, nous parvenons à prendre la route, à deux voitures, parce que nous sommes quand même huit pour ce petit road trip.
Nous arrivons chez les parents de Britney après deux heures de de route, c'est une petite maison dans un bled perdu : Eldgered (ou un truc comme ça). Il y a un garage d'ou s'échappe de la musique (genre NRJ) , un très grand jardin (quasiment un champ en fait), et un petit bidon d'ou s'échappe un feu, avec des chaises toutes regrouppées autours. On est très bien accueilli, on se cale dehors autours du feu (il fait très froid, je cours chercher écharpe et sweat à capuche), on nous donne une bierre à chacun, deux énormes parts de pizzas. C'est très sympa !
Toujours inquiète pour ma survie (la première nécessité instinctive : la bouffe, étant résolue), je commence à me demander où des gens aussi accueillant vont bien pouvoir caser 8 jeunes pour la nuit... c'est à ce moment là que mon regard accroche..... la caravane !!!! Je me dis, oulalala, il fait bien froid pour dormir dans une caravane. Mais les américains, eux, ils ont jamais froids, ça fait partie intégrante de leur culture.
Dés que le signal de la retraite est donnée, je fonce à la caravane, prend un lit à deux place (pas folle la guêpe, si je dors avec une des américaines, j'aurai pas froid c'est des "bouillottes"). J'installe mes grosse couvertures, demande un pyjama chaud à Brittney. La bonne blague, c'est que l'américaine dormant avec moi, Tasha, a une otite et sort d'une petite angine en prime !!!!
Samedi matin, 7h30, réveil, je grommelle à tasha en anglais que c'est pas une heure pour se lever, et que dormir à la fois avec le virus et le réveil matin du groupe, ça le fait pas !! (ça fait rire tout le monde parce que c'est moi qui avait réclamé le réveil tôt le matin...) J'attend un quart d'heure au lit histoire de laisser le temps à Brittney de faire le café, et j'arrive dans la maison. On part avec une heure de retard sur le programme, tout le monde s'étant gelé la nuit et n'ayant pas réussi à se lever !
Retour dans la voiture, cette fois-ci, c'est le départ, le vrai, on vérifie qu'on a nos passeports et les papiers de l'université pour aller côté canadien. Vroum vroum, on s'éloigne. Cri horrifié de Suhani dans la voiture. Elle a oublié son appareil photo. Demi tour.
Voici donc la joyeuse bande : à gauche Virginie (france), puis Brittney (USA), puis moi, puis Suhani (Inde), puis Alysha (Australie), puis Kirsty (Grande Bretagne) Puis Tasha (USA) puis Osamu (Japon).
On commence par chercher le pont pour passer du côté canadien d'abord et voir les chutes de ce côté là. Au bout du pont, il y a les douanes canadiennes. Voici déjà ce qu'on peut voir du pont :
Nous, on file côté canadien, où l'on voit en fait les deux chutes de face, même si on les voit d'un peu loin quand même.
Moi entre les deux chutes.
Voilà, c'est pour prouver qu'on y était bien !
Voici ce qu'on voyait exactement des chutes côté canadien :
Nous sommes arrivé côté américain, retrouvons Suhani, lui disons que c'était pas terrible, et nous rendons au guichet pour prendre un bâteau américain s'approchant des chutes pour voir de plus près et pour que Suhani ne rate rien. Il est alors 3h de l'après-midi. Nous commençons à faire la queue, puis le personnel arrive et nous dit qu'il n'y a plus de bâteau pour au moins une heure et demie, qu'ils ne savent pas si ça va reprendre parce que des gens sont tombés à l'eau !! On se dit tous qu'on a vraiment la poisse. Mon ventre gargouille, alors je propose qu'on mange. On a mangé indien dans un bouiboui pas trop loin, espérant avoir un bâteau plus tard.
Et puis on décide d'aller faire un tour au tout début des chutes pour voir les rapides.
En dessous, le départ des chutes et moi et Suhani (qui a retrouvé le sourire)
Voici le bâteau de rêve (ou presque) dans lequel nous embarquons (Tasha s'installe à côté de moi et en profite pour l'annoncer qu'elle est malade en bâteau!!).
On nous donne des jolis k-way bleus, que je trouve quand même plus proche du sac poubelle que du ciré. Alysha, l'australienne, fait la moue en enfilant son vêtement qu'elle qualifie de "lovely".
Voici l'horreur en question :
Et puis voici la deuxième chute, un peu plus loin :
On est arrivé chez Brittney vers 10h du soir et on s'est arrêter grignoter quelque chose. La bonne nouvelle c'est que ses parents avaient laissé des paquets de chips sur la table pour nous, et avaient même mis le chauffage dans la caravane. D'où une bonne nuit, et une sacrée grasse matinée.
Le dimanche midi, c'était barbecue. Le petit problème, c'est que les américains font du feu comme on fait de la soupe : ils mettent du papier journal, l'allument, versent du bois en grande quantité dessus, prennent un bâton et ils touillent !!! Je vous assure ! Moi, bien élevée, pour éviter le fou rire, j'ai pris mon bouquin de littérature en silence. Au bout d'une heure, le feu n'avait toujours pas pris, ça alors quel étonnement !! Je commençais à avoir très faim quand même !!Je me suis donc levée en soupirant et je leur ai fait un feu en 5 petites minutes, laissant à Virginie (l'autre française) le soin d'expliquer que j'étais une scouts. On m'a regardé avec hébétude, les filles m'ont tartiné de compliments pendant une demie heure et la maman m'a remercié chaleureusement, j'y croyais pas, on aurait dit que je venais d'inventer quelque chose, c'était juste un pauvre feu. J'ai failli répondre à la maman de Brittney que j'avais tellement faim que j'aurai pu faire démarrer son feu sous la pluie et puis je me suis rappelée qu'il fallait être polie.
mercredi 17 septembre 2008
Le grand chambardement
Depuis la semaine dernière, celà couvait. Il faut dire qu'il y a environ 5 personnes sur mon palier qui veulent changer de chambre, donc notre pauvre RA, Jivot (se prononce Hyuewett) ne savait plus où donner de la tête dans cet grand bazar.
Je vous donne un exemple pour le fun : Suhani ne s'entend pas avec sa roommate Angie qui regarde des cartoons à longueur de journée donc Suhani ne peut pas étudier (et les indiennes sont très studieuses) donc Angie veut aller avec Alicia. Mais Alicia a déjà une rommate !! Moi de l'autre côté je veux changer aussi (j'allais pas me faire discrète sur ce coup là) et donc j'aimerai aller avec Suhani.
Mais, ma roomate Kathy n'a pas très envie d'avoir quelqu'un d'autre que moi (heureusement que j'avais pas besoin de son autorisation pour partir, elle me l'aurait pas donné !) donc elle demande une chambre pour elle toute seule et râle parce que pour l'obtenir elle doit changer de bâtiment, déménager ses laffaires et c'est de ma faute dit sa mère blablabla... je laisse parler de toute façon je comprend pas l'américain !
Finalement après bien des blablas pour rien, Kathy accepte de rencontrer la colocataire d'Alicia et même d'emménager avec. Il paraît qu'elle est aussi associale que Kathy donc elles devraient s'entendre à merveille.
Cet après-midi, Jivot nous annonce qu'on peut déménager. Vrrrrroum vrrroum, j'empaquete mes affaires avec soin (Bon d'accord, je balance tout en vrac dans ma valise parce que j'ai pas 10m à faire ...), je dis au revoir à Kathy avec un sourire poli, et je prend mes cliques et mes claques et je me dépêche d'emmenager au cas où Jivot changerai d'avis !
Je respire déjà mieux, la chambre est plus calme, plus proche des autres étudiantes étrangères, ma nouvelle rommate Suhani travaille tranquillement, pas de blablas américain, on peut entendre une mouche voler.Finalement, je vais peut-être réussir à finir mon bouquin sur la politique de G.W.Bush jr ce soir tellement tout est tranquille !
mardi 16 septembre 2008
cuisinez braves gens
Première étape : choix des plats : nous avons décidé, étant donné le peu de commodités pour cuisiner dans la résidence (une cuisine très sale pour tout le manoir, peu d'ustensiles), de nous limiter à une quiche lorraine et des crèpes en dessert.
Deuxième étapes : courses chez Wall-Mart : et là on a bien rigolé. Impossible de trouver des lardons, nous nous rabattons donc sur une énorme plaque de jambon que je prévois de découper. Et plus embêtant, impossible de trouver de la pâte salée pour la quiche !! Etant donné l'état de la cuisine (que je n'aurai pas nettoyé pour 1000$) il était hors de question de faire une pâte sur les plans de travail !!! La solution avancée par virginie : faire une quiche sans pâte nous a semblait atttractive tout d'un coup !! Ce sont les seuls (mais non moindres) problèmes rencontrés pour les courses chez wall mart !! En même temps on ne faisait pas de la grande cuisine.
Toisième étape : confection : et là ça a été la très grande blague : ne rien poser sur les paillasses ... Et le jambon a rendu plein d'eau la quiche était ultra noyée, la crème ressemblait à du lait hahaha Finalement, c'était pas si mauvais, juste pas comme en France, mais comparé à la nourriture américaine c'était bon !!! On a eu que des compliments. Bien sûr, les crèpes au nutella ont fait l'unanimité, mais ça c'était couru d'avance !
curiosités linguistiques
des tongs : flip-flops !! je trouve que c'est un mot plein d'images (et de son !)
pants : ici, on ne dit pas trousers pour dire un pantalon, mais pants. Les gens se battent quasiment pour qu'on n'emploie le mot américain et pas le mot british !!
french fries: c'est les frites longues qu'on trouve chez MacDo en france, j'ai jamais compris ce que ça avait tellement de français mais bon !!
"holly shit" : textuellement ça donne crotte bénie, je trouve ça très mignon comme juron, très imagé aussi, et avec la référence religieuse, c'est très américain !
french oinions : des oignons blancs, c'est une spécialité culinaire française ça ??
blackberries : ce sont les frutis rouges en général enfin il me semble (ya ausso blueberries et tout un tas de trucs), il faut savoir que j'ai un mal fou a trouver une bouteille d'eau qui ait un goût heu d'eau !!! Ya toujours une saveur, et ils adorent les goûts aux fruits rouges ou raisin quand c'est pas leur éternel sacro-saint thé glacé !!
cream cheese : c'est du fromage à tartiner, genre kiri, le seul truc pas trop infâme que j'arrive à manger ici.la saveur : flavour : je vois ça écrit partout parce qu'ils "flavoured" tout ce qui se boit : le café à la vanille, au caramel ...
a hot dog : ne désigne pas que le sandwich avec la saucisse, mais aussi par extension la saucisse elle même !!! donc une saucisse se dit "a hot dog" !
to work the corner : faire le trottoir (y a quand même des trucs que les américains font comme les autres !!)
the bathroom : désigne aussi de façon polie et pudique les toilettes. Ca me semble venir du vieil usage français selon lequel on ne demande jamais où sont les toilettes quand on est chez quelqu'un mais où est la salle de bain, l'hotesse montrant au passage où sont les commodités primaires !!!
avoir une relation sexuelle : (appris en cours de littérature, sisi c'est véridique !) on "dit having an affair" couramment.
enfin, il y a "gellow" c'est cet infâme truc gluant gélatineux qui peut avoir toutes les couleurs (j'en ai vu des bleus !!) et qui est supposé être à base de fruits !!!! On y croit.
jeudi 11 septembre 2008
des joies de la colocation...
Je suis tombée sur une jeune fille pas méchante, très gentille mais alors d'un sans-gêne dépassant tout ce que j'ai pu voir en deux ans de colocation à Toulouse. J'ai décidé de pas dire trop de mal d'elle, promis je me limite !!
Tout d'abord, elle est plus jeune que moi, parle à toute vitesse (je comprends un mot sur 4 : les articles), et malheureusement passionnée de la france. Elle écoute France Gall à longueur de journée, et me rabbattait les oreilles avec Brigitte Bardot jusqu'à ce que je lui explique qu'en France la dame avait la réputation d'être une grande gamine naîve pas très futée...
C'est quelqu'un qui a vécu un an dans une chambre seule et qui a demandé à être avec une étudiante du programme d'échange pour payer moins cher et parce qu'on a la réputation de travailler et d'être pas chiants (c'est vrai je suis pas chiante !!)
Elle est complètement associale, du genre ne demande pas avant de mettre la musique fort dans la chambre (même si elle voit que je travaille), ouvre les rideaux des deux fenêtres le matin quand je dors, fait un boucan d'enfer quand elle se lève et se couche à dix heures. Moi si je me couchais à dix heures, je finirai jamais mes devoirs !!
Comme madame ne peut pas dormir avec un seul filet de lumière (même pas celui de mon ordinateur !!) je suis obligée d'aller hors de ma propre chambre pour finir de travailler !!! Donc je vais chez les autres étudiants qui se couchent plus tard.
C'est une puritaine de premier ordre qui lit sa bible tous les soirs, ça ça me dérange pas, ça me fait plutôt rire parce qu'en france j'ai jamais vu ça, qui parle des garçons comme si elle avait 14 ans, j'ai réussi à me retenir de la désillusionner, et qui veut "autant d'enfants que Dieu veut lui en donner", jlui ai souhaité bon courage !! Bon ça c'est des aspects assez américains-puritain qui sont encore assez sympas. Mais les citations de la bible à tout propos je trouve ça moins cool tout de suite, j'ai l'impression d'avoir un moulinet à morale à côté de moi, et en plus je me force à être polie et tolérante donc je lui dis juste que je ne pense pas de cette façon là mais alors qu'est-ce que c'est dur !!!
Bon je crois que son défaut majeur, c'est sa voix, elle a un peu une voix américaine grinçante si vous voyez ce que je veux direet elle parle super fort. Alors moi quand je rentre des cours et que j'ai entendu des hamburger avec l'accent chewing gum parler toute la journée, que je rentre dans le dortoir et que le moulin à parole se met en marche, je craaaaaque !
Toujours est-il que j'ai un plan pour changer de chambre et me retrouver avec l'étudiante indienne du programe d'échange. Elle est adorable, discrète et a assez l'art du compromis. Donc j'attend le feu vert de ma RA (responsable de palier) pour partir en courant. Bien sûr je lui ai encore rien annoncé, j'attend que ce soit sûr parce que sinon bonjour l'ambiance hahaha.
Et puis une américaine va emménager à ma place, comme ça ils vont se dépatouiller entre américains...
lundi 8 septembre 2008
USA pays sous-développé ???
Tout d'abord, le courant électrique dont le voltage est plus faible qu'en France, ce qui fait qu'avec un adaptateur mes appareils fonctionnent au ralenti... notamment mon épilateur éléctrique, il me faut désormais une heure pour faire 10 centimètres (en France, c'est une heure pour les deux jambes...)
Pas franchement ravie d'être condamnée à vivre comme mes lointains ancêtres (je vois des photos de babouins et d'orang-outangs tous les jours depuis une semaine en cours d'anthropologie, d'où la référence...), j'ai donc filé chez wall mart avec Tacha et Virginie l'autre française qui avait le même souci que moi.
Nous avons fait tous les rayons électriques pendant 1h, pas d'épilateur !!! Pourtant ce n'est pas un petit Wall Mart, ya bien les cafetières électriques, les fers à lisser et compagnie.
En désespoir de cause, persuadée d'avoir raté un épisode, je demande à Tacha ou je peux trouver ça. (nouvelle référence aux singes pour faire comprendre ce qu'il me faut rapidement et clairemen )
Elle me regarde d'un air concentré, et finit par me demander si je veux un rasoir électrique. Le fait est que l'épilateur n'a pas franchi l'océan Atlantique, et que personne qur mon palier à part les étudiants étrangers ne sait ce que c'est.
C'est un fait assez trivial dans la première puissance économique mondiale qui est aussi pays de la chirurgie esthétique !!
Le choc suivant a été provoqué ce week-end aux fêtes. Bien sûr, en bonne jeune fille de 21 ans, je me suis portée volontaire pour aller faire les courses (avec ma carte d'identité obligatoire) avec une bande d'américains. Figurez vous qu'ils mettent du coca dans leur rhum au lieu du jus d'orange, qu'ils ne connaissent ni la vodka pomme ni le punch (ou ponch, je sais plus comment ça s'écrit). Il faut vraiment tout leur apprendre.
Bon sinon, ils n'ont pas non plus beaucoup de fromage, c'est quasiment l'Afrique au rayon des laitages, quoique tenez-vous bien j'ai quand même réussi à dégoter du brie !!!
La dernière chose plutôt amusante, c'est ce complexe de supériorité complètement exacerbé qu'ils ont et qui se retrouve dans tous mes cours de sciences politiques. C'est des petites phrases du genre "l'immense impact que les USA ont sur le monde" (à chaque fois je manque de rétorquer que s'ils avaient pas pour habitude de fourrer leur gros nez partout, forcément yen aurait moins de l'impact) ou encore "l' exceptionnelle constitution des USA qui a eu d'immenses répercussions sur les autres pays, et qui est un exemple en matière de démocratie" ou bien '' Les idées que nos pères fondateurs avaient étaient révolutionnaires, ce sont ces hommes qui ont tout créé (Montesquieu il était pas Français ? Et la moitié de vos hommes politiques pétris de l'esprit des lumières ??!!!John Locke, il était pas Anglais ??)
C'est tout comme ça, on exhalte la constitution qui a évité la tyrannie (sauf celle du peuple contre les droits des noirs et des femmes, parfois même encore des homosexuels ), nos pères fondateurs (la moitié exclavagistes dont Washington, et tous sans exception faisant partie de la plus haute classe de la société, disent les statistiques)" travaillaient réellement pour l'intérêt général "(je pense qu'ils se sont arrangés pour faire coincider l'intérêt général avec leurs intérêts propres, comme tout le monde l'aurait fait à leur place...)
C'est beaucoup de petits détails beaucoup trop beaux et moraux pour être vrais. Du genre classer les présidents en bons et mauvais en cours... entendre dire que le vrai antéchrist c'est pas Obama mais Bush parce que la vraie figure du diable, c'est de faire croire qu'il est Dieu alors qu'il est le mal...
Tout ça est bien surprenant, je trouve ça bien amusant !!! C'est radicalement différent de la façon de penser en france où on critique tout cyniquement, ne croit en rien (juste quand même en soi), expose les mauvais côtés de la constitution, ce qu'il faut changer au lieu de les exhalter, sommes désillusionnés de la politiques ("on ne nous dit pô tout"), planquons notre drapeau en le réservant mais alors vraiment qu'aux bâtiments officiels...
Les Etats Unis c'est très bien, mais quelque fois ils ont vraiment le nez dans le guidon je crois. Alors moi, je vais me présenter aux élections, avec quatres solutions chocs pour révolutionner l'amérique :
1. j'introduis le fromage (pas nécessaire d'avoir la carte d'identité pour acheter le vin qui va avec, ya pas d'alcool dans le vin tout le monde le sait).
2. j'introduis l'épilateur électrique en aidant les entreprises souhaitant le fabriquer à démarrer (subventions)et taxes sur les entreprises fabriquant les rasoirs. Le slogan sera : avec une femme présidente, ralentissez la repousse des poils !!
3. Substitution aux mots "mauvais" et "bons" en cours les mots "avantages" et "inconvénients" pour développer l'esprit critique.
4. Ne faites pas les singes (avec photos de mes cours d'anthropologie à l'appui pour montrer à quel point on peut revenir en arrière)votez à la fois pour Mc Cain (Palin) et Obama en votant pour moi . Moi jsuis du deux en un, une femme et une beurre.*
zut, j'ai oublié la diffusion de la culture française, tant pis, jpense en avoir abordé la majeure partie avec le vin et le fromage...
Maintenant que j'ai passé une heure à dire des bétises, je vais aller travailler, histoire de pas seulement avoir l'air intelligente au prochain cours.
mercredi 3 septembre 2008
week-end à Livigton
Nous sommes rentrées à Mansfield le lundi soir en voiture. Une heure après notre départ, j'ai demandé à Tasha de s'arrêter en plein milieu de l'autoroute (comprenez départementale, je sais, c'est tout de suite moins effrayant!!). J'avais aperçu des animaux bizarres dans un pré :
